Le blog de Nathalie Martin

être une bonne maman

Être une bonne maman : comment faire ?

Si vous vous posez cette question, j’y réponds dans cet article. C’est une question, qui m’est souvent posée et qui fonctionne aussi pour les papas. La parentalité est une thématique qui revient régulièrement lors de mes coachings. Alors si vous vous posez cette question, cet article vous aidera. Je souhaite vous partager des clés qui me semblent importantes pour progresser et pour être aligné.e avec notre rôle de maman, de papa, parce que ce n’est pas rien d’avoir des enfants. 

J’ai deux enfants, Tom et Yaëlle. Et j’ai l’impression que ma vie a vraiment commencée quand ils sont nés. Ils m’ont révélé à moi-même, ils ont donné un sens à ma vie. Devenir mère, a été quelque chose de très fort pour moi. 

Je sais que pour certaines personnes, la parentalité est une chose qui ne s’impose pas du tout à eux. Et c’est important que chacun puisse s’écouter à ce sujet. 

Et c’est la même chose lorsque nous avons un enfant adopté. Quand un enfant nous est confié, c’est une sacrée responsabilité. 

Nous les avons tellement dans les tripes, nous voulons le meilleur pour eux. 

On voudrait qu’il ne leur arrive que des bonnes choses, des bonnes expériences. 

Je rencontre beaucoup de mamans, qui souhaitent tellement bien faire qu’elles se mettent une pression énorme sur les épaules.

Alors si c’est votre cas, cet article est pour vous. 

Comment être une bonne maman ?

La première chose que je vous invite à faire, c’est de réfléchir à cette question : « Comment être une bonne maman ? » Nous voulons atteindre cet objectif, mais savons-nous vraiment ce que c’est d’être une bonne maman ? 

Si je partage avec vous ma définition d’une bonne maman, elle sera certainement différente de la vôtre. 

Chacun.e de nous, a sa propre définition du bon parent. Donc je vous propose de prendre le temps de l’écrire : Qu’est-ce qu’un bon parent ? Que doit faire une femme ou un homme pour être un bon parent ?

Lors de mes séances de coaching, quand je rencontre une personne qui se met la pression sur son rôle de parent, je lui fais faire cet exercice. Et ce qui en ressort généralement est qu’une bonne mère doit être aimante, toujours disponible, doit toujours avoir le moral, le bon mot, la bonne attitude, la bonne action, aucune émotion. Et en relisant, on se dit que la mère idéale doit être un robot. Parce qu’une personne qui n’a pas d’émotions, qui est corvéable à merci, toujours disponible donc qui ne vit pas, ne peut-être autre qu’un robot. 

Et ce robot ce n’est pas nous. Nous ressentons des émotions, nous ne faisons pas toujours les bonnes choses, nous ne sommes pas des êtres parfaits. Ce qui ne nous empêche pas d’être de bonnes mamans. 

Donc je vous invite à regarder ce que vous avez noté, à prendre du recul et à vous demander si tous les critères que vous avez notés sont humainement possibles ?

Si ce n’est pas le cas, il va falloir changer car en vous demandant l’impossible, en vous demandant d’être un robot vous ne pouvez pas vous épanouir pleinement dans votre rôle de parent. 

La parentalité ne s'enseigne pas

Je dis souvent à mes enfants que je suis une « vieille » petite fille. Je n’ai pas fait d’école pour être maman, et je fais de mon mieux. Nous faisons tou.te.s notre maximum, même si nous ne sommes pas de parfaits parents. 

Nous faisons des erreurs, parfois on s’en rend compte et il est possible de réparer et de s’excuser. 

C’est important d’arrêter de se mettre la pression, d’arrêter de viser la perfection parce que l’on s’enferme dans un moule. 

La suite de l’exercice est de vous demander ce qui est vraiment fondamentale pour vous. 

Imaginons que nos enfants quittent la maison familiale, ce qui arrivera un jour parce que ça fait partie de leur chemin, même si ça nous fend le cœur. Et moi qui suis très visuelle, j’imagine que mes enfants partent avec un sac à dos rempli de ce que je leur ai transmis. Et même s’ils n’auront pas pris tout ce que j’aurais aimé leur transmettre. Alors si c’était possible de choisir ce avec quoi ils repartiront, qu’est-ce qui serait fondamental pour moi ? 

Qu'est-ce qui est vraiment fondamentale pour vous ?

Je vous donne un exemple. Pour moi, c’est important que mes enfants partent de la maison, quand le temps sera venu, avec une notion de grande responsabilité. Avec cette conscience qu’ils sont responsables de leur vie. C’est aussi important pour moi de leur transmettre la gentillesse, la bienveillance, la compassion, la générosité, la joie de vivre et l’amour de la vie. 

Ce sont des valeurs qui sont vraiment importantes à mes yeux et je trouverais ça dommage qu’ils quittent la maison sans les avoir retenues. 

Mais en même temps, chacun son chemin. Je fais mon maximum pour leurs transmettre, mais je ne suis pas responsable de ce qu’ils garderont de mon éducation et de celle que leur donne mon mari. 

Donc prenez le temps de vous demander quelles sont les valeurs fondamentales que vous voulez transmettre à vos enfants ? 

Je peux vous assurer, que jamais personne ne m’a dit qu’il était important que ses enfants aient compris qu’il fallait des bonnes notes à l’école, qu’il faut ranger sa chambre ou ne pas laisser trainer ses chaussures. Nous sommes sur des choses beaucoup plus importantes, plus fondamentales. 

Je pars du principe que je veux transmettre à mes enfants la responsabilité, la générosité, la bienveillance, etc. Mais quel temps je passe et quelle énergie je mets au quotidien à leur transmettre ? 

Quand je fais faire cet exercice, on s’aperçoit que le temps passé sur ces choses fondamentales et très négligeable voire inexistant. Par contre le temps passé à se prendre la tête sur le rangement, ou les notes à l’école est énorme. 

Pour moi, pour être une bonne maman, pour être alignée dans notre rôle de mère, il faut sentir que nos actions ont du sens. 

Le positionnement du curseur

Il faut un curseur au bon endroit. On peut régler le problème du rangement en parlant de la responsabilité. Il faut s’assurer que l’on passe du temps et de l’énergie avec nos enfants sur des choses qui sont vraiment importantes à nos yeux. 

Un autre point important, pour moi, c’est faire la paix avec sa propre histoire d’enfance, avec sa propre éducation. Sinon notre passé est présent en permanence dans notre vie et influence notre comportement en tant que mère. 

Si j’ai souffert d’une chose qui n’est pas réglée on peut alors amener le curseur à l’opposé. Par exemple si on m’a tout interdit pendant mon enfance, ce n’est pas une raison pour emmener le curseur à « j’autorise tout ». 

Faire la paix avec sa propre enfance, permet d’accompagner au mieux nos enfants. 

En ayant conscience qu’ils ne sont pas là pour réparer notre enfance, ils ont leur propre existence et ils ont leurs expériences à faire. 

Se réaliser pleinement en tant que maman

Un autre point important, c’est d’avoir une vraie vie. Je ne dis pas qu’être maman n’est pas une vraie vie. Mais ce que j’entends c’est une vie dans laquelle je me réalise pleinement. Une vie où je m’épanouis. Pour certains parents cela peut être dans l’accompagnement de leurs enfants. Mais si je ne vis que par l’intermédiaire de mes enfants cela peut mener au fait qu’ils comblent mes besoins, pour réaliser mes rêves. 

Et trop souvent, nos enfants sont des vitrines. On attend d’eux qu’ils soient polis, de bons élèves, parce que c’est une manière pour moi de me valoriser et de recevoir la reconnaissance des autres. Nous avons peur de ce que les autres penseraient si nos enfants étaient jugés comme étant impolis, un peu originaux, ou s’ils n’avaient pas de bonnes notes. 

On fait rentrer nos enfants dans des clichés; il faut qu'ils aient des bonnes notes, il faut qu'ils fassent du sport, si c'est un garçon il faut qu'il aime le foot, etc... Et finalement, nos enfants seraient là pour que nous, on puisse cocher des cases sur nos CV de parents. Et à mon sens, ils ne sont pas du tout là pour ça.

Laisser nos enfants faire leurs propres expériences

Alors je sais parfois c’est tentant de se vanter de leurs mérites et d’être fier de leurs victoires. C’est une chose dont j’ai conscience aujourd’hui, mais ça n’a pas toujours été le cas. Et quelque part, c’est récupérer quelque chose qui leur appartient. Ce sont leurs réussites. 

Désormais je me réjouis de leurs réussites, et de ce qu’ils font mais je leur laisse tout le mérite. Et dans ma manière de l’expérimenter ça apporte une vraie différence. 

Ce n’est pas toujours évident car parfois ils vont à l’opposé de ce que nous pouvons ressentir pour eux. Mais j’ai l’impression que mes enfants me font énormément cheminer, évoluer. Ils nous permettent de devenir meilleurs.

Et le fait de ne pas chercher à les faire rentrer dans le moule de nos conditionnements, de nos croyances, leur donne la possibilité d’être eux-mêmes. Et aussi de nous faire évoluer et d’aller vers la meilleure version de nous-même.

La confiance en tant que maman 

Une chose importante, la confiance. Se faire confiance en tant que parent, et leur faire confiance en tant qu’enfant.

Si comme moi, vous pensez que la responsabilité est fondamentale, c’est important de les laisser faire. Même quand on pense qu’ils vont se faire mal, notre boulot de parent est d’être là pour panser les plaies. L’idée n’est pas de vouloir avoir raison, mais simplement de leur donner la force, et de leur transmettre des valeurs qui leur permettront de contribuer à changer le monde. Et pour cela nous devons leur faire confiance. 

Nous, on peut se contenter simplement de semer des graines. C’est à eux de les alimenter et d’en faire des fruits qui seront intéressants pour eux. 

Faites confiance à la vie

La vie avec un grand « V », elle sait ce qu’elle fait. Il n’y a aucun flocon de neige qui tombe au mauvais endroit. Même quand ils traversent des périodes difficiles, ce sont des expériences qui vont les aider à grandir. 

Quand on embêtait mes enfants à l’école, je voulais régler ce qui se passait. Mais avec les années j’ai compris, qu’ils ont leurs défis eux aussi. Je serai là s’ils me sollicitent, et s’ils ont besoin de moi, mais je dois les laisser faire leurs armes, leurs propres expériences.

Ce qui me semble vraiment important pour qu’ils deviennent des adultes autonomes, épanouis, bienveillants. Ce sont ces adultes dont a besoin le monde d’aujourd’hui et celui de demain. 

J’espère que cet article vous aura donné des clés intéressantes à mettre en place. 

Faites-vous confiance ! Vous êtes déjà une bonne maman, et si vous évoluez, si vous pensez différemment, si vous agissez différemment, vous serez une bonne mère version 2.0. Et c’est ce à quoi on aspire et ce dont ont besoin nos enfants. 

Je vous souhaite le meilleur !

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