Aujourd’hui j’ai décidé de vous donner les clés pour comprendre ce qu’est la crise de la quarantaine. Mais surtout, que vous puissiez la transformer en opportunité.

Peut-être que vous êtes en plein dedans ou que vous la voyez s’approcher. Que ce soit la crise de la trentaine, de la cinquantaine ou de la soixantaine, les clés que nous allons aborder vous seront utiles. Elles vous permettront de comprendre cette crise existentielle. Ce mal être qui s’empare de certains d’entre nous à l’approche du changement de dizaine.

Lors de cette crise de vie, il est important de comprendre ce qui se passe, et ce qui se joue. Effectivement, la vie nous envoie des enseignements, et nous devons en tirer des leçons afin de ne pas revivre ces expériences difficiles.

Si l’on ne comprend pas ce qui se passe ou que l’on ne tire pas d’apprentissage de nos expériences, cette crise de vie va alors se reproduire à trente, quarante, cinquante ou soixante ans…

L’objectif de cet article est que vous puissiez comprendre cette crise afin qu’elle ne se répète pas à chaque nouvelle dizaine.

Se rencontrer lors de la crise de la quarantaine

Il y a quelques années j’ai accompagné une de mes clientes en coaching. À l’approche de la quarantaine, elle avait l’impression que plus rien n’allait dans sa vie. Son travail et sa relation avec son conjoint ne lui convenaient plus. À ses yeux plus rien n’avait de sens. Elle pensait qu’elle devait tout changer, travail, mari, région pour redonner un sens à sa vie. Après que nous ayons travaillé ensemble, elle n’a rien changé de tout cela. Elle a gardé son mari, et son travail. Le changement s’est opéré d’une autre façon. Un changement intérieur…

C’est pour cela qu’il est important de comprendre ce qui se passe. Afin de ne pas bouleverser votre vie pour finalement se rendre compte, au bout de quelques années, que vous n’avez pas fait les bons choix.

Alors, que se passe-t-il dans cette fameuse crise de la quarantaine ?

Pour la comprendre, il est important d’être conscient(e) de ce que l’on met en place depuis notre enfance. Du plus jeune âge à aujourd’hui nous nous définissons par notre rapport à l’extérieur. Lorsque l’on rencontre quelqu’un, il va se positionner par son métier, là où il habite, ou par ses origines.

On se défini par notre rapport aux autres : « je suis la fille de », « je suis la maman de », « la conjointe de » … Et aussi par notre activité professionnelle. On construit alors son propre personnage qui nous définit aux yeux des autres. On s’identifie aussi à notre corps que l’on considère comme une vitrine. Il nous permet d’exister, d’avoir de la reconnaissance, d’obtenir de l’amour…

Finalement c’est le personnage que l’on a construit qui est visible par le monde. On agit en fonction de cette personnalité afin de maintenir ce masque. Car au fil des années, pour les personnes qui sont touchées par ces crises de vie, un décalage de plus en plus important se crée avec notre Moi intérieur.

Qui je suis intérieurement ? 

Dans certains cas il est aussi possible de ne pas s’en apercevoir. Par ce masque nous créons un décalage trop important avec notre vrai personnalité. Alors on se perd, on ne sait plus qui l’on est. Notre fort intérieur lui le sait. Mais nous ne savons plus qui nous devrions vraiment être et quelle image les autres devraient avoir de nous. Donc ce décalage devient de plus en plus grand entre « qui je suis intérieurement ?» et « qu’est-ce que je renvoie au monde ? Quelle est ma personnalité ? »

Il y a comme un cri à l’intérieur de nous. Notre fort intérieur qui sait très bien qui l’on est. Bien différent de que ce que l’on fait ou de ce que l’on possède… C’est cette partie-là qui se manifeste alors de manière récurrente et de plus en plus forte.

Être conscient

Ce cri nous l’entendons sans en être toujours conscient. On essaie donc de le combler par l’extérieur. On s’achète de plus en plus de choses, on change de travail, de conjoint, on passe par l’alcool ou les médicaments pour faire taire ce cri. Parfois ça fonctionne, ponctuellement on retrouve un peu de paix, de sérénité et de plaisir.

Mais comme le décalage est encore énorme entre « qui je suis vraiment quand j’arrête de faire semblant et quand j’arrête de porter mon masque ? » et « ce que j’envoie dans le monde et la personnalité que je joue, cette espèce d’attachement à mon égo », ce décalage persiste donc ce cri intérieur aussi. Mais si je continue de faire taire cet appel intérieur par l’extérieur il faudra alors que j’en fasse toujours plus.  

Si l’alcool est ma béquille alors il faudra boire toujours plus. Si c’est le jeu, il faudra jouer et dépenser toujours plus. Puis si c’est une aventure extra-conjugale, il va falloir s’y donner toujours plus… Il me faudra alors de plus en plus de stimuli extérieurs pour pouvoir faire taire cet appel qui vient des tripes. Pour essayer de gommer l’écart entre mon masque et ce que je suis vraiment.

Être authentique

En fait, cette crise de la quarantaine, pour moi, c’est un appel à l’authenticité. Peut-être que je l’ai entendu à mes trente ans, et que « cette voix » revient me chercher à quarante ans. En continuant à faire taire cet appel de l’authenticité par l’extérieur alors il risque de revenir lors de la prochaine dizaine car rien n’aura été réglé. Le défi est de : ramener de l’authenticité et de l’harmonie entre « qui je suis à l’intérieur ? » et « qu’est-ce que je renvoie à l’extérieur ? ».

Ce qu’il faut comprendre, à mon sens, c’est que la crise de la quarantaine et ce vide intérieur que je peux ressentir, ne pourra jamais être comblé par l’extérieur. C’est une quête intérieure, une vraie opportunité de nous rencontrer nous-même. Afin de savoir qui je suis, ce que je veux, pour le faire rayonner et le faire vivre à l’extérieur. Auprès de nos familles, de nos entreprises et même plus largement, auprès du monde.

Donc, c’est en fait l’opportunité d’arrêter de faire ce grand écart entre ce qui vibre à l’intérieur de vous, ce que vous avez vraiment envie d’être et vraiment envie de faire, et cette façade que vous vous êtes construite.

La crise de la quarantaine est un cadeau

Pour moi, la clé est de plonger en soi, si vous êtes en train de vivre cette crise très inconfortable, quarantaine ou trentaine, peu importe la dizaine cette crise existentielle vient vous chercher.

Alors l’opportunité c’est de vous demander : « qui je suis quand je ne fais pas semblant ? » « qui je suis quand j’arrête de me définir par rapport à ma famille, à mon conjoint, à mon métier,  ou à ce que je possède ?  Lorsque j’arrête de vouloir exister dans le monde par rapport à tout ce que je fais et à tout ce que j’ai ? ». Donc, « qui suis-je ? ». Mais ce n’est pas grave si vous n’avez pas toutes les réponses. C’est déjà une belle réussite de se poser ces questions, ça vous sort de ce cycle infernal qui consiste à combler un vide intérieur par l’extérieur

Donc il y a un vrai cadeau et c’est ce que je veux vous partager, parce que je sais combien ça peut être inconfortable. Cela passe par le fait d’arrêter de vouloir le combler par l’extérieur. Demandez-vous alors comment vous vous y prenez ? Les méthodes sont propres à chacun mais si vous arrêtez de vouloir combler ce vide par l’extérieur pour plonger à l’intérieur de vous, vous allez pouvoir profiter de ce beau cadeau.

Ne passer plus à côté de qui vous êtes vraiment

C’est le cadeau de l’authenticité, et celui de ne plus passer à côté de qui vous êtes vraiment. Je pense que nous sommes d’accords, vous et moi, sur le fait qu’il serait dommage de quitter cette terre sans avoir exploré qui vous étiez vraiment. Se contentant simplement d’une sorte de façade, de vitrine, d’un attachement au corps, à l’avoir et au faire. Ce serait un triste bilan de vie, un peu limité…

Pour moi, ce serait tellement limité par rapport à mon existence et par rapport à la trace que je peux laisser sur cette terre.

Je vous souhaite à tous de transformer cette crise « de la quarantaine » en réelle opportunité

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