Chacune de nous porte en elle des blessures, petites et grandes.

Je ne fais pas exception à la règle.

Je dédie cet article à mes chères blessures… Chères parce que je vis avec elles depuis tant d’années que j’ai appris à les connaître, et également parce que, justement, elles m’ont déjà coûté cher, et elles me coûtent encore par moment…

Je veux leur dire que les vois maintenant. Je les accueille, même si, bon sang, je me passerais bien de leur présence !

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Le prix de leur présence est lourd :

Combien de fois ai-je ressenti ce coup dans l’estomac, cette contraction, signe de leur déclenchement ?

Combien de fois ai-je senti mes larmes monter lorsque j’entendais une remarque, ou une critique ? Cela me faisait à chaque fois l’effet d’un poignard.

Combien de fois ai-je eu honte de moi, pour une parole prononcée, ou un excès de poids ?

Combien de fois me suis-je sentie coupable d’être trop comme ceci, pas assez comme cela ?

Combien de fois encore ai-je ressenti de la jalousie envers des femmes que je trouvais beaucoup mieux que moi ?

Combien de fois me suis-je sentie insignifiante ?

Combien de fois me suis-je mis la pression pour être parfaite ? Pression que je mettais d’ailleurs aussi à mes enfants, mon mari…

J’ai eu peur de regard des autres, de leur jugement pendant tellement d’années. Peur de me sentir blessée. Jusqu’à ce que je comprenne que ce ne sont JAMAIS les autres qui me blessent. Ce sont toujours les blessures que je porte qui se déclenchent face aux agissements des autres. La nuance est de taille.

Mes blessures sont comme des épines plantées dans mon corps. Lorsque quelqu’un pose sa main dessus, ma souffrance se déclenche, même si la main se voulait affectueuse. Est-ce la faute de la main ? Non. C’est l’épine qui est en cause.

J’ai compris qu’il est de ma responsabilité de regarder chaque épine pour savoir où elle se trouve, d’où elle vient, et également savoir ce qui peut la déclencher dans le comportement des autres, et dans le mien.

Il est aussi de ma responsabilité d’accueillir cette épine, cette blessure et d’en prendre soin pour qu’elle s’apaise.

Je ne peux pas faire comme si elle n’était pas là. Je l’ai fait inconsciemment pendant des années et cela m’a menée à faire semblant. À porter des masques pour plaire aux autres, pour ne pas être rejetée.

Je me suis tellement dénigrée, reniée.

Je pourrais m’en vouloir d’avoir agi de la sorte. D’avoir cherché à cacher mes blessures. D’avoir une pression forte sur ceux que j’aime, à commencer par moi-même. Je ne m’en veux pas. J’ai fait du mieux que je pouvais, avec les outils que j’avais, comme chacune de nous.

Le jour où j’ai pris conscience de la responsabilité qui est la mienne, j’ai arrêté d’en vouloir aux autres. J’ai arrêté de les condamner pour « le mal qu’ils me faisaient ». J’ai réalisé qu’en réalité, ils ne faisaient que frotter sur une épine que je portais.

J’ai compris que chacune des fois où je sentais mes blessures réactivées, était une opportunité pour moi de me rendre compte du chemin que j’avais parcouru et de celui qui me restait à faire.

J’ai réalisé que j’avais le pouvoir de changer les choses. Le pouvoir de m’accueillir, avec mes blessures.

Je n’ai pas à attendre qu’elles soient complètement guéries pour être heureuse.

Je peux être heureuse malgré elles, AVEC elles.

Vous l’aurez compris, lorsque je parle de mes blessures, je parle aussi des vôtres.

Je souhaite que chacune de nous puisse apaiser ses blessures pour vivre plus en paix avec elle-même et avec les autres.

Si vous vous sentez appelée à faire un pas de géant sur ce chemin d’apaisement, vous pouvez participer à l’atelier « VIVRE HEUREUSE AVEC NOS BLESSURES »

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